Outils pour utilisateurs


Ceci est une ancienne révision du document !


Pour les étudiants pauvres : travailler le dimanche ?

Les cursus scolaires et universitaires ont évolué. La plupart amènent les étudiants à effectuer des stages dans le cadre de leurs études, et mettent l'étudiant en contact avec son futur milieu professionnel.

Le travail du dimanche est souvent cité comme moyen qui serait à encourager, pour que les étudiants pauvres financent leurs études, sans d'ailleurs tenir compte de la cohérence entre les études suivies et l'emploi proposé.

Etudier et travailler ne font pas bon ménage

Un étudiant qui travaille est davantage confronté au risque d'échec dans ses études, ce qui est documenté depuis longtemps.

Des analyses assez fines ont été réalisées par l'Insee sur ce sujet.

Cependant, une étude de 2010 du Ceru n'a pas mis en évidence de lien entre travail des étudiants et échec scolaire : mais dans cette étude, les stages et travaux désormais rémunérés qui sont réalisés dans le cadre du cursus universitaire ont été pris en considération, par opposition aux travaux effectués hors cursus normal.

Une récente étude a récemment souligné le lien entre l'échec scolaire et le travail des étudiants.

Pérenniser les inégalités sociales par un recours au travail "low cost" ?

De tous temps, les étudiants les plus pauvres ont eu des difficultés de budget. L'Etat a bien pris en compte ce problème en mettant en place, en vue de déduire les inégalités sociales, un ensemble complet de bourses d'études et d'allocations logement.

De plus, existent de nombreuses opportunités de “job étudiants”, clairement identifiés comme tels : soutien scolaire, aide à la personne, baby sitting, distribution de journaux.

Les étudiants travaillant le dimanche dans des emplois “classiques” viennent dévaloriser le travail : il justifie auprès des autres salariés qu'un emploi de vendeur qualifié soit payé au SMIC puisque des étudiants sont prêts à l'accepter à ce prix.

En résumé